LA MÉNAGÈRE À LA CHOCOLATERIE

14 janvier 2015 | alimentaire, l'Internationale ménagère

Aussi curieuse que gourmande, la ménagère aime savoir d’où vient ce qu’elle mange, et pratique à l’occasion le tourisme industriel (en visitant des sites soigneusement sélectionnés 😉
C’est ainsi qu’en 2014, elle est revenue emballée d’un lieu unique : la chocolaterie de Bali !

A Bali la nature est belle, et l’agriculture en harmonie, avec des pratiques traditionnellement écologiques et durables, des cultures fondues dans des paysages sublimes, des plantations aussi belles que des jardins botaniques, qui mélangent des plantes merveilleuses ! (comme le cacaoyer)

plantation

Créée dans cet esprit si balinais, qui associe le beau, le bon, et le bien, la chocolaterie de Bali, Big Tree Farms, a tout pour plaire:
Engagée dans le développement durable, elle travaille, sur des bases éthiques, avec des milliers de petits producteurs locaux, tous agriculteurs bio;
Elle a développé avec eux des produits inspirés de recettes et de techniques traditionnelles, et produit des chocolats aussi sains que délicieux, grâce à un secret : une fabrication à froid qui préserve tous les bons apports du cacao ; et aussi grâce à un ingrédient magique : le sucre de fleur de coco, le meilleur sucre de la TERRE ! le Wonder Chocolate s’adresse aux Vrais amateurs de Vrai Cacao ; quant au chocolat à boire, onctueux et parfumé, c’est une tuerie pour les Vrais Gourmands du chocolat.

produits
La visite de l’entreprise vaut en elle-même le déplacement ; car elle est abritée par une nef végétale, chef d’œuvre d’architecture de bambou : ressource locale abondante, matériau particulièrement solide, antisismique, imputrescible, durable… et en plus, c’est beau !

chocolaterie

Si vous avez la chance d’aller à Bali, ne manquez pas la visite, et la dégustation ! sinon, allez sur leur site :

http://bigtreefarms.com/

https://www.youtube.com/watch?v=Rv4gv_HIivY

LA TOKYOÏTE EST FANTASTIQUE

12 janvier 2015 | l'Internationale ménagère, textile

Une ménagère pas comme les autres

Où qu’elle soit dans le monde, on reconnaît immédiatement la Japonaise: sous une grande diversité d’apparences, elle manifeste toujours la même recherche d’élégance.

La Tokyoïte pousse à l’extrême cette multiplicité singulière, ou cette unicité multiple propre au Japon; il est étonnant de voir cohabiter, dans une société aussi policée et normée, une telle diversité de modes et de looks ; et une promenade dans les rues, les magasins, les métros de Tokyo est un spectacle dont on ne se lasse pas.

Elle soigne son style

Très soucieuse de son apparence, elle ne se laisse jamais aller dans le négligé: même un jean déchiré doit être parfaitement propre et repassé!
Elle affirme par le look son appartenance à une génération et un style de vie, et peaufine son personnage dans le moindre détail.

On croise ainsi dans les rues de Tokyo des archétypes de figures féminines exclusivement japonaises:

L’ado assume sa tenue de collégienne, dans une interprétation Lolita-jap, faussement innocente mais explicitement sexy;

collégiennes Tokyo

Étudiante ou jeune active, elle  se transforme pour sortir le soir en Shibuya girl, véritable artiste du look, avec diverses variantes souvent inspirées de la culture manga: cosplay, princesse, tokidoki

Shibuya

Ce qui ne l’empêche pas d’assumer dans la journée la tenue standard de la salarywoman, version féminisée mais austère du costume-cravate;

salarywoman

 

La 30-40 adopte en dehors du travail une simplicité étudiée et chic;

30-40

La senior préfère un style sportswear où le confort prime sur l’élégance …

senior

… à moins qu’elle soit attachée au vêtement traditionnel; mais on croise aussi dans le métro des jeunes femmes en kimono, c’est très joli!

kimono

Elle sort entre filles

Pour faire pendant à la tradition très masculine du nomikai (sortie du soir entre collègues), les Japonaises s’amusent en bande, dans les izakaya (version jap du bar à tapas), les karaokés, les restaurants; il n’est pas rare de voir dans un de ces lieux de sortie des tablées d’hommes, voisinant avec des tablées de femmes.
De plus, les filles ne craignent pas de se promener seules ou en groupe la nuit dans Tokyo: le Japon est un des pays les plus sûrs au monde.

sortie filles

Elle adore le shopping

Avec les copines, elle fait aussi beaucoup de lèche-vitrine: on trouve à Harkaju des rues commerçantes rien que pour les filles, avec déco girly, boutiques de lingerie, et même des distributeurs de gâteaux à la crème!

shoppeuse
Technophile et fan de gadgets, elle ne lâche jamais son keitai (téléphone), qui sert à tout (sauf à téléphoner), et qu’elle agrémente d’accessoires kawaï (mignons).

gadgets

Elle a peu d’enfants

Malgré une apparente liberté, la Japonaise n’a pas vraiment un sort enviable, dans une société qui reste profondément patriarcale: au travail, elle est le plus souvent cantonnée à des fonctions subalternes; elle subit une forte pression pour réaliser sa « vocation » d’épouse et de mère au foyer; avec pour perspective une grande solitude, un mari peu présent, et une quasi absence de système de garde pour ses enfants.
Encore du travail les filles, pour obtenir l’égalité!

Plutôt que du Femenisme, les Japonaises font de la résistance passive, différant le plus possible l’âge du mariage, et repoussant plus loin encore la maternité… de fait, le niveau de natalité japonais est l’un des plus bas au monde, et la population en forte décroissance.

peu d'enfants

(Au delà de ces considérations démographiques, les Tokyoïtes que nous avons rencontrées nous ont fait une confidence: elles préfèrent les mâles occidentaux, particulièrement les Latins: ils sont si virils, et leurs poils sont si sexy! (hé oui, les Japonais n’ont pas de poils 😉

 

Vous reprendrez bien un peu de sauterelles? la ménagère est entomophage

10 janvier 2015 | alimentaire

 

entomophageMangez des insectes! C’est le nouveau mot d’ordre de l’Union Européenne, qui investit dans la promotion des insectes dans notre alimentation, à la suite de la FAO, qui a lancé un vaste programme pour encourager l’élevage industriel des insectes.

 

entomoJe vois vos yeux qui brillent et vos papilles qui frétillent: mais oui! Que n’y avions-nous pensé plus tôt, sachant que près de 1.400 espèces d’insectes sont consommées quotidiennement par 2,5 milliards d’humains? Et que nous-mêmes, Français, adorons ingérer des gastéropodes baveux et autres batraciens gluants? Et puisqu’on parle d’insectes, n’oublions pas la régurgitation des abeilles, et les sécrétions des pucerons, dont nous nous délectons sous la forme de miel?

En fait il y a plein de bonnes raisons de manger des insectes:

C’est bon pour nous:
Sains et nutritifs, les insectes sont riches en protéines, pauvres en matières grasses, et représentent des apports précieux en minéraux et vitamines; par ailleurs, plus éloignés de nous que les mammifères, ils risquent moins de nous transmettre des germes pathogènes compatibles (cf ESB, grippe aviaire, etc.)

C’est bon pour la planète: impact-environnemental
L’élevage intensif de bétail pourrait devenir intenable au niveau environnemental dans les décennies à venir; il épuise des ressources déjà limitées en terres, renforce la production de gaz à effet de serre, la déforestation et la dégradation de l’environnement. L’élevage des insectes est écologique, avec un impact environnemental beaucoup plus faible que celui des mammifères, et une productivité plus élevée; il utilise moins d’eau, et produit moins de gaz à effet de serre que le bétail.

C’est bon pour l’humanité:
On ne sait pas comment on nourrira les 9 milliards d’humains de 2050! Car les produits actuels de l’agriculture n’y suffiront pas: la nécessité de trouver des sources alternatives de protéines est urgente. Les insectes constituent une de ces sources d’avenir, et la promotion des insectes comestibles pourrait atténuer la pénurie alimentaire qui s’annonce.

productivité

Et en plus: C’est bon tout court!article_insectes
Ah, la brochette de grillon grillé, croquant sous la dent! Et la petite sauterelle frite-salée, qui croustille à l’apéro comme une crevette joyeuse! De divins délices, dont on ne peut jouir que lors d’une escapade exotique…
Mais non, aujourd’hui vous pouvez facilement commander en ligne vos insectes comestibles: par exemple sur http://www.insectescomestibles.fr/

visu_sucettesVous y trouverez aussi de délicieuses recettes et friandises: crêpes sauteuses aux vers de farine, sushi aux punaises, raviolis de criquet, brownies aux vers, tarentule grillée, scorpions au chocolat… Bon appétit!
http://www.mangeons-des-insectes.com/recettes/

 

 

 

 

 

la ménagère est moscovite

12 novembre 2013 | l'Internationale ménagère

Dans la série « Ménagères de tous les pays, unissez vous », je suis allée rendre visite à mes camarades de l’Est (le vrai), afin de promouvoir l’Internationale Ménagère.


à Moscou, la ménagère a croisé quelques profils bien typiques de ses correspondantes locales:


– la Babouchka : modèle traditionnel, plutôt rustique, qui semble en déclin ;


–  elle est suivie de la Travailleuse Modeste :  très fréquente dans les rues de Moscou, elle n’a cependant plus le vent en poupe ; (remarquez au passage le sac plastique, accessoire indispensable depuis l’époque soviétique ; de préférence aujourd’hui avec un logo Chanel ou D&G)


– très russe également: la Femme en Uniforme ; avec une version particulière et moscovite : la Femme à la Guérite, au bas des escalators du métro, dont la fonction reste mystérieuse ; (à noter : le métro de Moscou est certainement l’un des plus beaux du monde, il vaut la visite, pour le prix d’un simple ticket de transports en commun!)


–  modèle très contemporain : l’Exécutive Woman : elle en veut, elle a les dents longues ; ce profil est vraiment tendance ;


– jamais démodée : la Mariée (de préférence avec un riche oligarque)…

– une mariée qui aspire à devenir l’Oisive Shoppeuse (ça c’est le top) ; elle va magasiner au Goum, où elle trouve toutes les grandes marques internationales du luxe (quand tu penses que c’était le magasin des bolcheviks) ; car c’est une fan de bijoux, de mode, de grosses 4X4, et de frime en général : saviez-vous qu’en Russie, les logos sont plus gros qu’ailleurs ?

– en revanche, la mariée évolue de plus en plus rarement vers la catégorie Mère de Famille : c’est beaucoup moins fashion que chez nous !

– pour finir, une photo de groupe de ménagères moscovites : elles n’ont pas usurpé leur réputation, ce sont sans conteste les plus belles, de l’ouest à l’est de l’Oural…

 

Les aventures potagères de la ménagère
version urbaine & durable (2)

12 novembre 2013 | alimentaire

« I ♥ my potager ! »

Plus sérieusement, et plus largement : les anciens « jardins ouvriers », qui avaient pratiquement disparu, connaissent un nouvel essor sous d’autres appellations : jardins familiaux, jardins partagés… plus de 150 000 parcelles aujourd’hui ; une large majorité des Français déclare jardiner, il paraît même que nous dépensons plus pour cette activité que pour l’achat d’équipement micro-informatique… incroyable, non ?
De nombreuses associations font la promotion des jardins urbains : par exemple à Montreuil, dans le 9-3, le projet de reconversion des anciens mûrs à pêches…

Encore plus fou aux USA : savez-vous que Detroit, megapole et symbole de l’automobile, industrie reine du XXe siècle, ville récemment moribonde, est en train de renaître, notamment grâce à l’« urban farming »? La révolution de l’agriculture urbaine est en marche…

city farming

Have a look :
http://www.sustainablefootprint.org/…
http://www.urbanfarming.org/
http://territoires2demain.blogspot.com/…

Bon c’est pas tout, mais faut qu’j’m’y mette… si vous avez quelques plants de tomate à céder, je suis cliente…